Quelle aide est disponible pendant le congé de maternité ?

Après la naissance ou l’adoption d’un enfant, les parents surtout les mères vont en congé de maternité. En fonction de leurs activités, le salaire peut baisser, ce qui est difficile comme situation surtout avec un enfant sous le bras. Voici donc quelques aides disponibles pendant les congés de maternité.

Le Revenu de Solidarité Active (RSA) et la prime de naissance mutuelle

Si vous êtes en congé de maternité, vous pouvez obtenir le revenu de solidarité active. Pour l’avoir, vous devez être un jeune parent ou un parent isolé. En effet, si votre congé de maternité est déjà indemnisé par la sécurité sociale, le revenu est ce que vous percevrez comme indemnité journalière. Elles sont donc utilisées pour déterminer le RSA que vous allez obtenir.

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Quant à la prime d’assurance mutuelle, son montant est situé entre 50 et 1000 euros. Mais généralement, elle tourne autour de 200 euros. Vous devez opter pour une mutuelle pour l’obtenir.

Allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) offert par la Caf

C’est un ensemble de plusieurs indemnités cumulables avec d’autres allocations. Elles sont versées de la naissance ou adoption jusqu’à l’âge de 21 ans de l’enfant. C’est une aide qui s’élève à 948,27 euros pour chaque enfant. Elle permet aux parents d’anticiper sur les dépenses liées à l’arrivée des enfants. Pour en bénéficier, il faut remplir plusieurs conditions. Ainsi, il faut :

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  • être un bénéficiaire des prestations familiales ;
  • dès les 14 premières semaines, il faut déclarer la grossesse à la Caf ainsi qu’à la caisse primaire d’assurance maladie ;
  • les ressources annuelles ont une certaine limite. Le plafond est élevé pour les personnes vivant seules et les couples qui ont chacun un revenu professionnel de 5511 euros au moins. S’il s’agit d’une adoption, la prime s’élève à 1896,52 euros dès l’arrivée de l’enfant.

L’aide lorsqu’il s’agit d’une chef d’entreprise, d’une commerçante, d’une profession libérale

Pour ces professions, les femmes bénéficient de certaines allocations et des indemnités. Il s’agit de l’allocation forfaitaire pour le repos maternel. C’est un montant de 3428 euros qui sont versés en deux fois. Une première à la fin du 7e mois et le second versement après l’accouchement. S’il s’agit d’une adoption, l’allocation forfaitaire est de 1714 euros et elle est versée le jour où les parents reçoivent l’enfant. De plus, elle bénéficie d’une indemnité forfaitaire par jour d’interruption de l’activité.

Mais, pour en bénéficier, il faut à partir de 9e mois de grossesse et du premier mois du bébé arrêter de travailler. Si l’arrêt de travail est encore prolongé de 15 à 30 jours, vous bénéficiez également de cette aide. Elle s’élève à 56,35 euros par jour depuis 2021. Par ailleurs, les cotisations ne sont plus obligatoires pour percevoir cette indemnité.

Aide si vous êtes une intermittente du spectacle

Comme aide, il y a les indemnités journalières versées par la sécurité sociale. Cependant, il y a des conditions à remplir pour obtenir cette aide. Ainsi, il faut au préalable travailler au minimum sur 150 heures pendant 3 mois civils avant la prise du congé de maternité. De plus, elle doit avoir travaillé au minimum 600 heures les 12 mois précédant le congé de maternité.

Pour les indemnisations pendant les congés, si le calcul est fait en se basant sur 3 mois avant la grossesse, vous allez donc percevoir le montant brut abattu (20 ou 25 % sur les trois mois) que vous allez diviser par 90 (c’est le nombre de jours indemnisé par pôle emploi).

Allocation pour le remplacement

Cette allocation concerne beaucoup plus les femmes du domaine agricole. Bénéficier de cette allocation revient à participer partiellement ou à temps plein aux travaux dans une exploitation agricole. Il faut également qu’elle soit affiliée à l’assurance maladie des exploitants agricoles. Lorsque ces conditions sont remplies, vous devez faire la demande d’allocation auprès de votre mutualité sociale agricole (MSA), les 30 jours qui précèdent la date d’interruption du travail.

Le dossier est généralement étudié au bout de 15 jours et une réponse positive ou négative vous sera donnée. Dans le dernier cas, vous avez la possibilité d’embaucher un salarié pour faire votre remplacement.  Vous devez respecter certaines règles pour l’obtenir.