Logo News21.tv
 



 
 
Favoris et Partage
Notre nouveau gouvernement a décidé de rendre obligatoires 11 vaccinations pour les enfants dès 2018. Ont-ils raison ? ont-ils tort ? Je voudrais vous donner mon avis. En vous précisant tout de suite que notre Centre n’est pas concerné par cette question puisqu’il s’agit des vaccinations des petits Français et non pas des voyageurs, et en précisant aussi que je n’ai jamais touché un euro de la part d’un fabricant de vaccins.
Mais il y a des choses à savoir et à comprendre qui n’ont pas forcément été suffisamment dites ni expliquées. Je ne souhaite qu’éclairer un débat qui doit se nourrir d’informations et non de croyances, de preuves et non pas de soupçons. Nous ne sommes ni dans la partisannerie, ni dans la religion.
La première affirmation que je peux faire est que lorsqu’on se vaccine, ce n’est pas forcément que pour soi. Si certains vaccins, certes, sont purement égoïstes, d’autres sont purement altruistes ; et enfin, la plupart sont les deux, pour soi-même, et pour la collectivité. Je m’explique.
Quand on se vaccine contre la rage, ou contre le tétanos, c’est dans son seul intérêt ; pour éviter de contracter ces maladies qui peuvent nous conduire au cimetière.
Mais on ne risque absolument pas de les transmettre à quiconque.
Maintenant, quand un adulte se vaccine contre la coqueluche parce qu’un bébé est arrivé dans son entourage, c’est dans le seul intérêt du bébé. L’adulte, lui, ne risque rien avec la coqueluche ; par contre une fois vacciné il ne risque pas de la transmettre au bébé qui, lui, peut en souffrir jusqu’à en mourir.
Pour la plupart des autres maladies, la vaccination va permettre de se protéger soi-même, tout en faisant barrière à la maladie puisqu’une fois vacciné, on ne transportera plus le microbe. Chacun participe donc à l’effort collectif pour stopper un pic épidémique, ou une endémie. On se protège donc soi-même, tout en protégeant la collectivité.
Donc en refusant la vaccination, ce n’est pas que sa propre protection que l’on refuse, c’est aussi sa participation à faire baisser le niveau de circulation des virus ou bactéries, laissant la porte ouverte à la contamination d’autres personnes.
C’est pourquoi la rougeole, qui est souvent bénigne, mais qui peut aussi tuer puisqu’elle est responsable de millions de morts par an, connaît une recrudescence sous nos climats (chiffres).
La deuxième chose à dire est que je ne prétends nullement que les vaccins soient sans le moindre risque. Leur injection est souvent suivie de petits maux comme de la fièvre, de la douleur au point d’injection, des maux de tête… Ceux-ci sont en général bénins et ne durent pas. Par contre, on voit parfois des complications graves qui, elles, sont graves ne le nions pas, mais restent absolument exceptionnelles même si je n’en nierais sûrement pas l’existence.
Alors pourquoi se vacciner si on risque des accidents graves ? Eh bien simplement parce qu’on risque beaucoup plus en ne se faisant pas vacciner et que le rapport entre les deux est, lui, incontestable. C’est ce qu’on appelle la balance-bénéfices / risques : là où, en vaccinant, l’on va sauver 100 000 vies on prend le risque d’un accident grave. Que, encore une fois, on ne saurait nier, mais dont le poids ne saurait être comparé aux bénéfices engrangés.
Enfin, on a beaucoup parlé des adjuvants, et notamment de l’aluminium. Pour tout avouer, on manque d’études pour assurer le lien entre les adjuvants et les maux dont on les incrimine ; je ne me prononce donc pas sur le sujet. Par contre, je peux assurer que sans adjuvants les vaccins auraient une faible activité. Ils sont utilisés pour être des boosters de l’immunité, et sans eux les vaccins seraient bien peu efficaces.
De nouveaux adjuvants sont réclamés. Je ne demande pas mieux ; mais lesquels ? L’aluminium est utilisé depuis des décennies et il a fallu des centaines de millions de vaccins pour soupçonner des effets délétères. Peut-on sans crainte imaginer qu’un nouvel adjuvant offre un profil de sécurité supérieur ? Je l’espère et je ne saurais qu’encourager vivement la recherche pour qu’on approche de la perfection en matière d’efficacité et d’innocuité vaccinale.
En attendant, il reste pour moi un devoir collectif que de faire barrière aux maladies contagieuses contre lesquelles on dispose de vaccins. C’est le message qu’a voulu faire passer notre ministre de la santé en rendant obligatoire 11 vaccins ; en attendant que chacun en ait compris la nécessité et en fasse le choix conscient et éclairé tout seul. Alors l’obligation tombera au profit d’un consentement éclairé, comme on dit maintenant. Voilà l’explication. À vous de vous faire votre avis.