Logo News21.tv
 



 
 
Favoris et Partage
Comme chaque mois, profitez des conseils du Dr Jean-Michel Lichtenberger, dont l’association Voyages et Santé gère le centre de vaccinations d’Air France. Ce mois-ci Jean-Michel Lichtenberger nous informe sur les risques de la dengue et des mesures de préventions à mettre en œuvre pour combattre ce virus qui provoque des épidémies qui vont croissant dans le monde.

Un petit point aujourd’hui sur la dengue, dont les épidémies vont croissant dans de nombreuses régions du monde. D’un peu plus de un million de cas en 2005, on est passé à plus de 3 millions en 2015, causant près de 10  000 morts.

On nous interroge souvent sur la disponibilité d’un vaccin, puisque l’information circule qu’il en existe un. Et c’est vrai. Le Dengvaxia fabriqué par sanofi est autorisé dans un certain nombre de pays où l’épidémie pose de gros problèmes. Il est d’une efficacité relative, globalement de l’ordre de 60%. Ce qui en termes de santé publique est un succès. Un million deux de cas plutôt que trois millions, quatre mille morts plutôt que dix mille, c’est évidemment un succès.

Mais l’immunologie de la dengue est une affaire extrêmement compliquée, car il existe quatre types de virus de la dengue, et la protection contre l’un ne protège que courtement contre les autres. De plus, une seconde infection risque plus que la première de causer une forme grave. Ajoutez que selon les âges, et selon que l’on cherche à éviter la maladie ou seulement ses complications graves on procède différemment. Pour tout avouer, les chercheurs disent qu’ils n’ont pas encore tout compris dans ce domaine.

Concrètement, l’OMS recommande ce vaccin pour les pays en phase d’épidémie, et seulement dans les régions où l’épidémie sévit. Il n’est pas administré avant l’âge de 9 ans, et uniquement dans le cadre de campagnes de santé publique.

Alors pour nos voyageurs et expatriés, la dengue reste une vraie préoccupation, notamment pour les enfants qui en sont les victimes les plus redoutées. Alors que faire  ? eh bien il reste quand même les traditionnelles mesures de protection individuelle contre les piqûres de moustiques  : les répulsifs sur la peau, l’imprégnation des vêtements, les moustiquaires imprégnées sur les lits, et toutes autres mesures visant à diminuer le nombre de moustiques et éviter qu’ils ne piquent.

C’est pénible, c’est vrai, mais consolation, on s’épargnera au passage les désagréments des piqûres, et les autres maladies que transmettent ces insectes, sans doute depuis que l’homme existe…